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23 juillet Où le regard ne porte pasVoici une bd d’une qualité rare et d’une beauté à couper le souffle. Un jour, il y a quelques semaines, Max m’a appelé au travail en m’annonçant qu’il allait faire un passage à la fnac pour s’offrir un jeu vidéo. Pfff ! Quel intérêt ? Je crois que je ne comprendrais jamais qu’on balance du fric dans ce genre de trucs. Donc pas très contente au départ, j’ai su tourner la situation à mon avantage. « OK mais alors je veux un cadeau ! - Un cadeau ? Mais quoi comme cadeau ? - J’en sais rien, creuse-toi les méninges mais trouve-moi un chouette cadeau. » Et le soir, elle était là, posée en évidence sur le canapé, n’attendant que moi : l’intégrale. Un beau pavé, ma foi. Une couverture qui inspire la sérénité, une illustration décidée, un titre qui laisse rêveur… Il faut dire que tous les ingrédients sont ici réunis pour faire passer un excellent moment. Ca faisait un bout de temps que je ne m’étais pas autant délectée à la lecture d’une bd. C’est tout ce que j’aime : une narration enlevé, des dialogues qui touchent juste, le sens de l’espace et du temps dans le déroulement de l’histoire, un dessin qui colle parfaitement au style narratif et qui fait la part belle aux personnages mais aussi aux paysages. L’harmonie faite bd. Je me suis laissée entraîner comme une gosse par Lisa et ses trois copains puis je me suis laissée intriguer par leur parcours d’adultes. C’est envoûtant de simplicité et de pureté esthétique. Je n’ai pas grand chose à dire de plus tant j’ai été emballée. Du coup, ce magnifique intégral avec croquis d’Olivier Pont en guise de cerise sur le gâteau à la fin du volume est allé directement rejoindre les Passagers du Vent, Epée de Cristal et autres Quête de l’oiseau du temps au rayon « bd préférées ». Franchement, si vous ne l’avez pas lu, précipitez-vous ou faites-vous offrir ce petit bijou pour Noël. Personnellement, je n’en peux plus de la tonne de bd qui sort chaque mois et qui ne sont que de pales imitations de choses déjà existantes ou qui débitent de la bd pour de la bd avec un graphisme à vomir et des scénarios qui ne tiennent pas debout. Alors, pour une fois qu’on a affaire à une œuvre originale et sublime à la fois…
ambre 6 juillet Alien (V) : l'EtrangerMais ce que nous apprenons tout au long des films, c’est ce qu’est réellement une alien : les créateurs l’ont doté d’une vraie personnalité, ont imaginé son mode de vie, de reproduction, lui ont donné tous les éléments le rendant « possible ». Qu’en apprenons-nous ? L’alien serait une sorte d’insecte de par son mode de vie et de reproduction. Les créatures vivent en effet en colonie réunie autour d’une reine dont l’activité principale consiste à pondre des œufs devant donner naissance à de nouvelles créatures (tiens, tiens, ce ne vous rappelle rien ? Un petit effort… vous avez bien étudié les abeilles au primaire ?). Ses enfants l’approvisionnent en hôtes (les hommes enlevés ne sont donc pas tués de suite mais immobilisés et gardés en vie), destinés à mourir lors de la naissance du jeune alien et à servir ensuite de nourriture. On retrouve ici le comportement de certaines punaises ainsi que de l’araignée. Mais les choses sont plus compliquées que ça lorsqu’on s’intéresse au mécanisme de reproduction. La reine pond donc des œufs (vous aviez suivi jusque là j’espère sinon, je ne peux rien faire pour vous) qui, lorsqu’ils éclosent, ne libèrent pas d’alien mais un « parasite » qui se fixe sur un hôte pour déposer dans son corps un embryon d’alien. Celui-ci se développe en quelques jours puis perce la cage thoracique de l’hôte pour s’en extraire. Il s’agit d’un mode de reproduction complexe que j’ai tendance à assimiler (peut-être à tort) à celui des abeilles pour ce qui est de la reine pondeuse et des papillons pour ce qui est des étapes multiples. Ensuite, le petit alien devient rapidement très grand et fort après avoir connu quelques mues (un petit côté serpent qui complète sympathiquement le tableau). Mais on apprend aussi plein de choses sur l’alien. On sait, par exemple, qu’il craint le feu, qu’il est capable de nager, qu’il sait faire preuve d’intelligence : il s’abstient d’attaquer lorsque les œufs et donc l’avenir de la colonie sont menacés (Aliens), ne s’en prend pas non plus aux hôtes susceptibles de donner naissance à une reine ou à un congénère (Alien 3), il est capable de sacrifier un des siens pour recouvrer la liberté (Résurrection) et a une certaine aptitude à l’apprentissage et à la reproduction des gestes (de l’utilité des gros boutons rouges dans Résurrection). C’est aussi une créature laborieuse qui élabore des constructions à son image (Aliens) susceptibles d’accueillir une reine et des hôtes. Mais, bien sûr, son aptitude la plus marquante est son don pour la chasse, seul ou en groupe, son agressivité n’ayant d’égal que son insatiable goût pour la viande fraîche. Certaines questions restent cependant sans réponse. On ne connaît en effet toujours pas l’origine des aliens. On ne sait pas non plus qui étaient les êtres transportant les œufs dans le premier film ni dans quel but ils le faisaient. Ou comment finit un monde colonisé par les aliens. On peut imaginer bien des réponses… à vous les suggestions ! ambre |
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